BMW 135i 2012 : un clin d’oeil à la Série 3 originale

ESSAIS ROUTIERS par Daniel Charette, novembre 14, 2011

Au fil du temps, la marque bavaroise s’est forgé une solide réputation au sein des amateurs de conduite sportive. La série 3 de génération E30 a laissé sa trace dans les années 80 tout comme sur le bitume, étant reconnue pour son agilité et sa vivacité. Toutefois, les années ont passé et les versions subséquentes ont gagné en équipement et en poids. Qu’à cela ne tienne, la série 3 ne s’adresse peut-être plus à la clientèle originale, mais la diminutive série 1 a pris le relais.

On reconnait aisément les airs de famille. Qui plus est, la plus petite des BMW a une bouille particulièrement sympathique et espiègle avec ses immenses blocs optiques. L’allure dynamique de l’ensemble n’est pas étrangère non plus aux jantes de fort diamètre logées dans des passages de roues situés aux extrémités de la voiture. Bien que le modèle d’entrée de gamme ne soit pas à dédaigner, c’est une 135i qui a plutôt été mise à l’essai. Fort de ses 300 chevaux, le 3 L turbocompressé n’a aucune difficulté à mouvoir l’ensemble avec vélocité comme en témoigne l’exercice 0-100 km/h réalisé en un peu moins de 6 secondes.

Derrière le volant, la suspension ferme et les pneus à profil bas mettent à rude épreuve l’intégrité du châssis de la version à l’essai dépourvue de toit. Même en changeant de cap à vive allure sur une route au revêtement imparfait, le cabriolet 135i n’est pas bouleversé. Heureusement, le confort ne souffre pas de la calibration sportive des éléments suspenseurs et les longues balades sont un régal. La série 1 fait un clin d’œil à ce qu’était jadis la série 3, mais elle est bien de son temps. Elle dispose d’ailleurs des systèmes de contrôle électronique de la traction et de la stabilité en équipement de série, mais ces mêmes béquilles peuvent être désactivées sur demande, au grand plaisir des puristes. Ces derniers apprécieront également la direction vive et précise qui permet de placer la voiture sur la trajectoire idéale à condition de contrôler les effets des grosses semelles qui ont parfois tendance à suivre les roulières des  routes usées. Malgré son format réduit, la 135i décapotable n’est pas tout à fait un poids plume comme en témoigne la masse de plus de 1 500 kg. Heureusement, les freins ont toute la puissance nécessaire pour l’immobiliser.

Avec le toit rabattu et le soleil à son zénith, cette voiture se laisse conduire tout doucement. Au moment de s’amuser, les accélérations font rapidement grimper l’indicateur de vitesse, mais on éprouve peu de sensations. D’ailleurs, le son du 6 cylindres est agréable, mais on l’a trop étouffé. Je me serais plu à l’entendre hurler davantage. À défaut de pouvoir se remplir les oreilles avec les notes de l’échappement, la chaîne audio est d’une puissance et d’une clarté imprenables. À propos de l’équipement, tout y est. Le cuir est de bonne qualité et l’assemblage sérieux. Si le confort mérite de bonnes notes, il en est ainsi que pour les places avant. Les sièges arrière devraient être réservées qu’à des enfants en bas âge et encore faut-il qu’ils ne soient pas claustrophobes.

Une des rares petites sportives à roues arrière motrices actuellement sur le marché, la série 1 a de quoi plaire. D’ailleurs si vous vous en lassiez, la valeur de revente est excellente puisqu’elle est fort prisée. Mais, qui voudrait s’en défaire de toute façon?

FICHE TECHNIQUE

BMW Série 1

Prix de base 41 400 $ (128i cabriolet) 36 000 $ (coupé 128i) 43 200 $ (coupé 135i)

Prix du modèle essayé 48 700 $

Entraînement : propulsion

Moteur 6 cylindres en ligne, 24 soupapes, 3,0 L, 230 ch (coupé et cabriolet 128i)

Moteur 6 cylindres en ligne turbo, 24 soupapes, 3,0 L, 300 ch (coupé et cabriolet 135i)

Boîte manuelle à six vitesses (Boîte automatique 6 vitesses 128i et Boîte 7 vitesses et embrayage double 135i)

Appréciation globale 4/5