A B C d’une entrevue réussie

LES GUIDES par Rédactrice invitée, août 4, 2012

L’entrevue d’emploi est ce moment décisif lors duquel on a la chance de faire ou non, bonne impression. Tout joue, de la poignée de main au sourire – ou de l’absence de sourire – en passant par, bien sûr, la qualité de nos réponses.

Nous allons donc passer en revue les différents aspects à considérer pour bien se préparer à une entrevue d’emploi.

En se rendant à la rencontre, il est important de se fixer des objectifs à courts termes afin d’alléger le stress au maximum. Le but du CV est d’obtenir une entrevue. L’objectif de l’entrevue est d’obtenir soit une offre, soit  une invitation à une deuxième rencontre. Il ne faut pas se mettre d’objectif trop grand en partant.

La tenue

D’abord, il faut toujours se présenter avec l’allure correspondant au rôle pour lequel on postule. Pour des postes en atelier, il n’y a pas de gêne à porter des vêtements d’atelier, tant et aussi longtemps que ceux-ci sont propres!

Pour des rôles de bureaux ou de service à la clientèle, on opte pour une tenue de ville, professionnelle. Il est favorable de s’en tenir à des couleurs neutres, selon la saison. Ce n’est pas le moment d’être extravagant. Souvenons-nous qu’hormis le nom de la personne que nous allons rencontrer, nous ne savons rien d’elle. Les tatous et piercings sont aussi mieux camouflés que visibles… pour l’instant. Pour les hommes comme pour les femmes, on évite de porter des parfums prononcés. Restons sobres. Même chose pour les bijoux. Comme le disent les anglais : « Less is more. »

Une fois que vous aurez vu le lieu et la culture de celui-ci, vous saurez ce qui passe et ce qui ne passe pas. Le but étant, rappelons-le, d’obtenir une offre pour le poste et non de se distinguer pour autre chose que nos compétences.

Le langage corporel

La poignée de main doit être ferme, sans pour autant blesser la main tendue. Il ne faut pas hésiter à regarder notre interlocuteur dans les yeux. Les regards fuyants n’ont pas particulièrement bonne cote. C’est normal d’être gêné, mais il faut quand même tenter de soutenir le regard au maximum.

Soyons nous-même mais présentons-nous avec ouverture. On recommande de ne pas croiser les bras et de s’asseoir droit. Toutes les postures avachies sont à proscrire. En revanche, le fait de s’asseoir sur le bout de sa chaise peut donner l’impression qu’on est prêt à partir ou qu’on préfèrerait être ailleurs.

Les questions d’entrevue

On fait nos devoirs et on arrive fins prêts. Il est important de passer à travers le site web de l’entreprise et de lire ce qui est disponible sur la personne qu’on rencontrera. Mais le plus important est d’être disposé à parler de nous-même. Quelles sont mes qualités professionnelles les plus recherchées ? Pourquoi m’embaucherait-on moi plutôt qu’un autre?

Quels sont mes défauts ou points faibles à corriger? Trop de candidats n’ont rien à répondre à cette question et je suis chaque fois surprise de découvrir autant de gens parfaits ! Soyons honnêtes sans pour autant se « tirer dans le pied! » Savoir trouver une vraie faiblesse est important ; ça témoigne de notre humilité et de notre réalisme envers nous-même. Mais plus encore, ça tient compte de l’intelligence de notre interviewer.

À la question portant sur nos réalisations, il faut aussi être prêt. On parle bien sûr de réalisations professionnelles… Nous sommes tous fiers de nos enfants ! L’important est d’être honnête et de ne pas devenir familier, même si « ça clique » avec la personne.

Il faut surtout s’abstenir d’être négatif en parlant de nos anciens employeurs. Toujours parler avec respect des supérieurs que nous avons eus, même s’ils nous en ont fait voir de toutes les couleurs. Ceci n’empêche pas d’exprimer pourquoi on cherche à changer, mais faisons-le avec tact et respect.

 

Une erreur fréquente, due à la nervosité, est de trop parler ; de vouloir tout dire trop vite et de tenter d’en mettre plein la vue. Ça fonctionne rarement et même si votre interviewer est (souhaitons-le) compréhensif, cette attitude sème le doute. Quand on est vraiment sûr de soi, on n’a pas besoin de le prouver. Vaut mieux en dire moins, s’en tenir à la question posée et attendre la question suivante.

Vos questions

Aux deux tiers de la rencontre, on vous demandera peut-être si vous avez des questions. Logiquement, vous devriez en avoir. Vous ne connaissez que peu de chose de cette entreprise. Préparez vos questions : Quels sont les enjeux principaux associés au poste, qu’est-ce qui était le plus difficile pour mon prédécesseur, à quoi ressemble une journée typique, etc. Des questions bien préparées témoignent de votre intérêt envers le rôle pour lequel vous postulez.

Si par bonheur on vous fait une offre, montrez-vous intéressé mais dites que vous allez y penser. Prenez le temps d’évaluer le transport, la distance, l’environnement, les tâches, etc. Parfois un salaire plus bas qu’espéré sera compensé par la proximité ou par l’environnement de travail. Prenez le temps de réfléchir et engagez-vous à donner une réponse à une date précise.

Si on ne vous fait pas d’offre, il est de mise, à la fin de la rencontre de demander quelles seront les prochaines étapes.

Yeah ! Vous avez passé à travers ! Presque… en soirée ou le lendemain de l’entrevue, il est courtois d’envoyer un courriel de remerciement. On peut y évoquer les points forts de la rencontre et ce qu’on a particulièrement aimé de l’entreprise. Ce geste témoigne de votre professionnalisme et de votre capacité à faire des suivis dans les temps voulus. Comme pour le CV, attention aux fautes d’orthographe !

Dernier point, présentez-vous à toutes les entrevues auxquelles vous êtes conviées. Chacune sert de pratique pour celle qui sera décisive. Pour l’entrevue qui représentera le début d’une nouvelle aventure professionnelle.